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Ce 4 novembre 2008, l’élection historique d’un Afro-américain, Barack Obama, à la tête des Etats-Unis a ‘engendré de l’espoir’ et suscité un enthousiasme populaire particulièrement en Afrique subsaharienne. On dirait que le nouveau locataire de la Maison blanche devenait aussi le Président de toutes ces nations qui donnent parfois l’impression de marcher en reculant. Elles n’ont ni la vraie volonté de l’essor économique, ni le désir profond du changement de mentalités culturelles qui font obstacle au développement. Quelle illusion!
Le changement auquel aspirent tant d’Africains et d’Africaines viendra de l’intérieur de leurs propres pays et non pas de l’extérieur. Les Africains devraient avoir le courage charismatique de bousculer leur propre image culturelle, afin d’exercer un leadership efficace tant au niveau politique que religieux. En effet, habitués à l’attentisme, beaucoup de leaders, hommes et femmes, n’ont pas confiance en eux-mêmes, au lieu d’assumer dignement leur responsabilité en visant haut, ils passent leur temps à se plaindre. Et ces plaintes pessimistes influencent leurs rendements et leurs résultats souvent médiocres.
Pourquoi nombreux ne parviennent-ils pas à maximiser leur temps malgré leur niveau d’éducation? A l’instar de leurs ancêtres, ils se plaisent à redire que le temps n’existe pas en Afrique. Au fait, la notion de temps n’est pas la même qu’en Occident. Elle est circulaire en Afrique et linéaire en Occident, dit-on. En Europe, par exemple, «on peut perdre son temps: le temps qui n’est pas utilisé est perdu.» Tandis qu’en Afrique, «quoiqu’il arrive, le temps n’est jamais perdu car le temps est une boucle, il reviendra et ça ne sert donc à rien de courir. Ce qui entraîne une approche de la vie plus relax, mais qui n’est pas toujours facile à gérer quand on vient d’une autre culture.»
Beaucoup de nos dirigeants africains fonctionnent dans la même logique. «Chaque jour qui passe s'appartient, demain appartient à demain et ne va pas plus loin. La projection dans le temps est une notion hasardeuse qui ne signifie rien.» Voilà pourquoi les conditions de vie de nos populations ne s’améliorent pas. L’attentisme, cette tendance à attendre les événements avant d'agir ou de parler, voilà le mal qui ronge l’Afrique subsaharienne à l’ère de la mondialisation. Les Africains ne devraient-ils pas d’abord compter sur eux-mêmes avant de compter sur les autres? (ayaas)


