Les relations sociales complexes établies par les peuples de l’Afrique noire avec les esprits n’embrouillent-elles pas le rôle du Saint-Esprit dans le monde? En d’autres termes, la croyance ancestrale ne s’oppose-t-elle pas à l’action dynamique du Saint-Esprit, ou mieux n’affaiblit-elle pas la capacité chrétienne de témoigner de Jésus ressuscité? Autant de questions qui reviennent souvent dans les coulisses d’ayaas depuis la publication de l’article de Lydia sur la croyance ancestrale.
Soulignons qu’il existe deux sortes d’esprits dans l’imaginaire culturel de l’Africain (Afrique noire): ceux d’origine non humaine et ceux qui, après avoir été des humains, sont devenus des “esprits ancestraux”. Les esprits d’origine non humaine sont analogues aux lieux naturels. Par exemple, les esprits des bois ou les esprits de la mer. Ils peuvent être bons ou mauvais ou même avoir une nature ambivalente. Les ancêtres appartiennent à la seconde catégorie. Ils représentent le lien existant entre les vivants et le monde spirituel, et ils sont en mesure de garantir la prospérité, la santé et la fécondité de leurs descendants. En d’autres termes, «les esprits (âmes libres) des parents décédés occupent une place importante parmi les puissances de l'au-delà.»
Dans sa volonté de rejoindre les aspirations religieuses du peuple, le rite congolais de la messe, pour ne citer que cet exemple, s’ouvre par l’invocation des esprits ou des ancêtres. Et Jésus est l’ancêtre par excellence. La célébration inculturée met en évidence le rôle de l’Esprit Saint qui consiste, entre autres, à assister les chrétiens pour en faire des témoins de la résurrection du Christ non seulement par des paroles mais surtout par la transformation de leur vie. Les chrétiens se sentent unis au Christ et ont le courage de partager ce qu’ils ont de précieux en eux, à savoir l’appartenance au Seigneur. Ils n’appartiennent plus à l’obscurité semée par le diable (les esprits mauvais) mais à la lumière du Ressuscité. Aussi l’effort de l’inculturation du message est-il motivé par l’urgence d’avoir de vrais témoins du Christ, des personnes libérées de l’emprise des esprits maléfiques.
La croyance ancestrale entamerait la capacité de témoigner dans la mesure où l’Africain s’installerait dans la duplicité de vie, s’adonnant au culte ancestral qu’à l’adoration véritable du Créateur, «le Dieu de nos ancêtres». Il reste à démontrer l’impact réel des esprits ancestraux dans l’aujourd’hui du continent noir, terre aux misères flagrantes. (ayaas)
Soulignons qu’il existe deux sortes d’esprits dans l’imaginaire culturel de l’Africain (Afrique noire): ceux d’origine non humaine et ceux qui, après avoir été des humains, sont devenus des “esprits ancestraux”. Les esprits d’origine non humaine sont analogues aux lieux naturels. Par exemple, les esprits des bois ou les esprits de la mer. Ils peuvent être bons ou mauvais ou même avoir une nature ambivalente. Les ancêtres appartiennent à la seconde catégorie. Ils représentent le lien existant entre les vivants et le monde spirituel, et ils sont en mesure de garantir la prospérité, la santé et la fécondité de leurs descendants. En d’autres termes, «les esprits (âmes libres) des parents décédés occupent une place importante parmi les puissances de l'au-delà.»
Dans sa volonté de rejoindre les aspirations religieuses du peuple, le rite congolais de la messe, pour ne citer que cet exemple, s’ouvre par l’invocation des esprits ou des ancêtres. Et Jésus est l’ancêtre par excellence. La célébration inculturée met en évidence le rôle de l’Esprit Saint qui consiste, entre autres, à assister les chrétiens pour en faire des témoins de la résurrection du Christ non seulement par des paroles mais surtout par la transformation de leur vie. Les chrétiens se sentent unis au Christ et ont le courage de partager ce qu’ils ont de précieux en eux, à savoir l’appartenance au Seigneur. Ils n’appartiennent plus à l’obscurité semée par le diable (les esprits mauvais) mais à la lumière du Ressuscité. Aussi l’effort de l’inculturation du message est-il motivé par l’urgence d’avoir de vrais témoins du Christ, des personnes libérées de l’emprise des esprits maléfiques.
La croyance ancestrale entamerait la capacité de témoigner dans la mesure où l’Africain s’installerait dans la duplicité de vie, s’adonnant au culte ancestral qu’à l’adoration véritable du Créateur, «le Dieu de nos ancêtres». Il reste à démontrer l’impact réel des esprits ancestraux dans l’aujourd’hui du continent noir, terre aux misères flagrantes. (ayaas)
