(Article par Jean Claude - Photo ayaas) - visitez ayaas' websiteComment peut-on distinguer le vrai du faux prêtre? Je pars d'un fait vécu. J'avais effectué un voyage de tourisme quelque part pour assouvir ma curiosité intellectuelle. J'étais logé dans un modeste hôtel où je partageais une chambre avec un ami. Le soir nous étions au salon de l'hôtel avec d'autres clients pour suivre les infos devant la télévision commune.
Nous fûmes connaissance avec un homme, notre voisin de chambre, qui avait refusé catégoriquement de nous dire sa vraie identité. Il nous a dit: «Je réponds au nom de monsieur X, je suis chercheur» sans une autre explication. Même dans ces propos, rien n'accusait ce qu'il était. Nous le découvrirons le lendemain au cours d'une célébration eucharistique qu'il avait concélébrée. Au sortir de la messe, nous nous posâmes une question: pourquoi cet homme ne s'était-il pas présenté comme prêtre?
L'ayant croisé le soir, nous le saluons tout poliment: bonsoir mon père! Surpris de cette salutation inattendue, il nous rétorque: Qui vous a dit que je suis prêtre? Oubliant que nous avons participé à la messe du matin. C'est après les explications qu'il a enfin accepté son état de vie, tout en nous demandant de l'appeler simplement par son prénom, car nous disait-il, il n'aime pas trop de formules de politesse.
Je me demande pourquoi avait-il refusé de nous dire qu'il était prêtre et refusé qu'il soit désigné par son statut? Faudrait-il revenir à la belle époque d'avant Vatican II pour l'identifier directement? Peut-être aussi qu'il avait des besognes impropres à accomplir, ou encore avait-il une mauvaise presse, se reprochait-il de quelque chose? A-t-il peur d'être traité injustement? Autant de questions me sont passées par la tête. A travers son attitude, puis-je hâtivement conclure qu'il est un faux prêtre ou dois-je le juger à partir de son ministère?
Nous fûmes connaissance avec un homme, notre voisin de chambre, qui avait refusé catégoriquement de nous dire sa vraie identité. Il nous a dit: «Je réponds au nom de monsieur X, je suis chercheur» sans une autre explication. Même dans ces propos, rien n'accusait ce qu'il était. Nous le découvrirons le lendemain au cours d'une célébration eucharistique qu'il avait concélébrée. Au sortir de la messe, nous nous posâmes une question: pourquoi cet homme ne s'était-il pas présenté comme prêtre?
L'ayant croisé le soir, nous le saluons tout poliment: bonsoir mon père! Surpris de cette salutation inattendue, il nous rétorque: Qui vous a dit que je suis prêtre? Oubliant que nous avons participé à la messe du matin. C'est après les explications qu'il a enfin accepté son état de vie, tout en nous demandant de l'appeler simplement par son prénom, car nous disait-il, il n'aime pas trop de formules de politesse.
Je me demande pourquoi avait-il refusé de nous dire qu'il était prêtre et refusé qu'il soit désigné par son statut? Faudrait-il revenir à la belle époque d'avant Vatican II pour l'identifier directement? Peut-être aussi qu'il avait des besognes impropres à accomplir, ou encore avait-il une mauvaise presse, se reprochait-il de quelque chose? A-t-il peur d'être traité injustement? Autant de questions me sont passées par la tête. A travers son attitude, puis-je hâtivement conclure qu'il est un faux prêtre ou dois-je le juger à partir de son ministère?
En ma connaissance je sais que la prêtrise n'est pas un métier mais un état de vie. C'est comme un médecin à qui l'on demande de se présenter, il dira spontanément je suis médecin, d'autres fonctions viendraient après. C'est cet état qui fait sa personne. Aussi, je le pense, quand on est prêtre, un serviteur de Dieu de surcroît, on doit en principe être fier de le dire. A supposer qu'il ait un malade qui a besoin d'un prêtre pour la confession, pour l'exhortation ou pour un sacrement. Ce prêtre va-t-il le lui administrer? Acceptera-t-il de le voir mourir au bénéfice de sa réticence?
La sécularisation de l'église et la désacralisation du monde, ont tendance à nous égarer de nos bonnes valeurs (les signes distinctifs pour les religieux). A ce niveau les religieuses sont quittes. Nous devons y réfléchir! Les enfants ont même perdu l'habillement habituel du prêtre. Un enfant qui appelle un religieux habillé en soutane papa (entendez ici père de famille), il ignore que ce sont des prêtres qui s'habillent de la sorte. La faute ne lui revient pas, car il ne voit presque plus les religieux en soutane. Le monde est dans la confusion totale.
La sécularisation de l'église et la désacralisation du monde, ont tendance à nous égarer de nos bonnes valeurs (les signes distinctifs pour les religieux). A ce niveau les religieuses sont quittes. Nous devons y réfléchir! Les enfants ont même perdu l'habillement habituel du prêtre. Un enfant qui appelle un religieux habillé en soutane papa (entendez ici père de famille), il ignore que ce sont des prêtres qui s'habillent de la sorte. La faute ne lui revient pas, car il ne voit presque plus les religieux en soutane. Le monde est dans la confusion totale.
Que des prêtres ne voyons-nous pas dans des lieux indignes de leurs rangs? Dans lesaffaires déshonorantes? C'est une interpellation pour les prêtres à une prise de conscience sérieuse. Prêtre, vous êtes un autre christ dans ce monde en mutation des valeurs. Imaginez-vous si Jésus pouvait être là, combien de gens ne chercheront-ils à le rencontrer. Et celui qui le représente, qui agit en son nom pendant l'Eucharistie, se réserve d'être connu! C'est paradoxal. (Jean Claude)
