
Depuis la publication de la plaquette Aspirant(e)s à la vie religieuse aux éditions Baobab, en 1995, bon nombre de personnes m’ont suggéré de développer ma pensée. Ma prochaine participation à une session portant sur les jeunes et les vocations en Afrique me pousse à lancer cette discussion, afin d’approfondir ensemble les aspects relatifs aux conditions d’admission dans les congrégations religieuses ou instituts de vie consacrée. Nous pourrions aussi parler de vocations sacerdotales. Je me contenterai de reprendre ce que j’avais écrit dans la brochure, en m’arrêtant à certains critères qui méritent notre attention. Considérons tout d’abord la Famille comme une condition d’admission tant dans la vie religieuse que sacerdotale.
«Le discernement devrait commencer par apprécier la famille d'où l'on vient et son milieu de vie, même si la vocation est une affaire personnelle. De l'arbre dépendent généralement les fruits, dit-on. Il est toujours bon de s'assurer de la qualité de l'éducation reçue et de l'influence du milieu sur soi.
L'ignorance religieuse de bon nombre d'aspirants invite les formateurs à reconsidérer les valeurs chrétiennes ou le soubassement spirituel de la famille de chacun. Qu'en est-il de la vie sacramentelle des parents? Sont-ils encore des pratiquants? Comment nourrissent-ils leur foi? Et quel genre de camarades fréquentent l'aspirant? Autant de questions qui méritent une réponse libre et consciente.
En effet, mise à part l'exagération, d'un enfant qui n'a pas eu la chance d'être éduqué à la politesse, par exemple, il n'est pas sûr d'attendre les bonnes manières, le respect et l'obéissance. Et celui qui est élevé dans le milieu où l'on cultive l'intolérance ne saura certainement pas s'épanouir dans la vie communautaire. Le noviciat ou la formation en général ne change pas grand-chose à la personnalité. Encore faudra-t-il miser sur la disponibilité de chacun. La psychologie nous en dirait plus.»
Cet argument tient-il debout dans ce monde d’aujourd’hui où, de plus en plus, la famille naturelle se déforme en prenant d’autres significations sociales? (ayaas)
Cet argument tient-il debout dans ce monde d’aujourd’hui où, de plus en plus, la famille naturelle se déforme en prenant d’autres significations sociales? (ayaas)